Des propositions pour les rues sans nom ?
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Des propositions pour les rues sans nom ?
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Les Tombées de la nuit
Hier matin, rue de la Chaux, devant le magasin Terre Etik, Eddy Bertin, directeur d'une centrale d'achat de commerce équitable et Reginalgo Vincentim, producteur de fruits au Brésil. Reginaldo Vincentim, directeur d'une coopérative qui réunit 120 producteurs de fruits dans l'état de Sao Paulo au Brésil, est en France à l'occasion de la 8e quinzaine nationale sur le commerce équitable. À Dinan, il est venu rencontrer Eddy Bertin, le directeur de « Centrale Bio Etik », une centrale d'achats et de distribution engagée dans le commerce éthique de produits bio, dont le siège social est à Plancoët.
« Nous avons négocié avec lui l'achat d'un container de fruits pressés, 19 tonnes, que nous recevrons en août prochain. Ce qui nous permettra de proposer des jus de fruits conditionnés en brique. »
Ethique la transaction, en quoi ? C'est en portugais, la langue nationale brésilienne que Reginaldo va répondre. « En 1999, les oranges que nous produisions nous étaient achetées 50 centimes le kilo, alors que de notre côté le coût de revient était de 2 €, quatre fois plus.... Aujourd'hui le commerce équitable nous garantit un prix de vente, actuellement 30 centimes au-dessus de notre coût de production. » Ce prix est fixé par un label « commerce éthique ».
En plus de de respecter les droits fondamentaux des producteurs, le commerce équitable dégage une marge réinvestie dans l'environnement social de la région de production. « Ces aides vont nous permettre de créer deux écoles spécialisées dans la formation informatique pour nos jeunes », ajoute le directeur de la coopérative brésilienne.
La rue de la Chaux a donc été hier matin le lieu de discussions traitant du développement mondial. Rien de moins. La municipalité dinannaise était là. Didier Lechien, premier adjoint, s'est entretenu de développement durable avec Reginaldo Vincentim. Quant à savoir si la ville de Dinan s'associerait au commerce équitable, par exemple dans l'approvisionnement de ses cantines, c'est une autre histoire. « Je sais que nous avons déjà commencé. Mais il ne faudrait pas que le prix des repas s'en trouve augmenté. » Et là, c'est l'adjoint aux finances qui parle.