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La saison 2007-2008 de l'En Avant Guingamp






Le passeport gourmands - édition Bretagne
Arrête de pleurer Pénélope
Jenifer
Au summum de la grogne, les Dinannais étaient près de 3 000 à manifester en ville. : Archives Ouest-France.Et alors que dans tout le pays la contestation monte, à Dinan ce sont les cheminots qui déclenchent à nouveau les hostilités et déclarent la grève illimitée, le 19 mai au petit matin. De nombreuses entreprises et services publics leur emboîtent le pas dans les jours qui suivent : CAT, Loc Maria, BNP, carrières de granit, EDF-GDF, usine de confection ValRance, hôpitaux... « La paralysie est totale et toutes les branches de l'économie locale sont touchées », selon le journaliste de l'époque.
Occupation des locaux, réunions, piquets de grève et parties de palet rythment les journées. Deux « meetings » ont lieu aux Petits Fossés : le 22 mai, 3 000 personnes y participent, 1 500 le 27. L'ambiance est plutôt bon enfant, et les pavés ne sont pas déterrés des rues dinannaises, pourtant bien pourvues.
Mises à pied pour grève
La piscine municipale est fermée : il y a du chlore, mais juste assez pour rendre l'eau potable. Les entreprises du bâtiment ne sont plus fournies en matériaux de construction : les premiers HLM de Dinan, cité Lécuyer, sont livrés en retard. Les PME accusent le coup elles aussi : en juin, chez ValRance, 22 employées sont mises à pied quelques jours, pour compenser le coût de la grève !
Dans l'enseignement, l'ébullition est tant du côté du privé que du public : les profs se réunissent à l'école des Fontaines pour débattre de l'éducation. Un comité d'action lycéen se monte à la Fontaine des Eaux. Tous réclament l'aménagement du bac 68, et des changements plus profonds.
Les syndicats sont les maîtres du mouvement. « Tout le monde était syndiqué à l'époque, et les anciens étaient beaucoup plus durs que nous. On avait intérêt à suivre », rapporte Marcel Drouet, jeune tailleur de pierre au Hinglé. Dans chaque entreprise, on localise les revendications, et on négocie directement avec le patron. Déterminés, mais aussi solidaires, les syndicats créent une caisse d'entraide pour les familles démunies, plus durement touchées par la grève : elle sera abondée par les salariés et la mairie de Dinan notamment.
À partir du 4 juin, le travail reprend peu à peu. Le secteur public résiste jusqu'au 6. Dinan aura été paralysé pendant trois semaines.
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