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De gauche à droite, Gilbert Chevry, trésorier d'A l'abord'âges, Bertrand Clauideville, maire de Taden et David Meunier, président de l'association à l'école maternelle de Taden où s'installera le centre de loisirs pour les 3-6 ans à partir du 7 juillet. « Ce projet tombe à pic, se réjouit Bertrand Claudeville. Le fonctionnement associatif du centre de loisirs est un soulagement pour la commune, qui n'a pas besoin de créer une structure ad hoc. Ce sont des professsionnels de la petite enfance qui vont assurer le fonctionnement du centre. La commune fournit les locaux de l'école et un soutien financier. »
Le centre de loisirs s'installera donc dans les classes maternelles de Taden pour les enfants de 3 à 6 ans et à l'école primaire de Trélat pour les 6-12 ans. David Meunier, qui a un parcours de conseiller principal d'éducation et d'animateur socio-culturel, est à la tête d'A l'abord'âge. Il est entouré d'un équipage d'enseignants, instituteurs, éducateurs spécialisés et de parents qui soutiennent les projets de l'association.
Car l'association a d'autres idées dans sa besace. Elle discute avec la commune de Trélivan pour mettre là aussi en place un centre de loisirs communal à l'année, voire un accueil périscolaire. À Taden, les élus et l'association réfléchissent aussi à la création d'une classe passerelle pour les moins de trois ans, que l'Éducation nationale est de plus en plus réticente à accueillir dans ses écoles maternelles. Ce serait une première dans le pays de Dinan. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Le débat est ouvert.
Classe passerelle pour les moins de trois ans
« Ce qui est sûr c'est que la demande pour des places en crèche va augmenter », estime Bertrand Claudeville. De quoi nourrir l'autre projet de fond de l'association : une crèche aux horaires élargies elle aussi, pour répondre à la demande des parents qui travaillent à des heures incompatibles avec un mode de garde classique. Le coût d'une place dans une telle crèche est plus important, car il faut embaucher plus de personnel. Il est donc capital pour l'association d'obtenir un solide soutien financier de part de la caisse des allocations familiales, mais aussi du conseil général, des communes et des entreprises. « Concernant le centre de loisirs de Taden, le coût à la journée ne devrait pas être plus important qu'à Dinan pour les parents », promet David Meunier. Le drapeau des négociations financières est hissé.
Fabienne RICHARD.
Pratique. Une réunion d'information sur le centre de loisirs aura lieu le 20 mai à Taden.