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Apprentis comédiens à l'école de la rue Blanche, à Paris, les Wriggles ont décidé un jour de 1995 de changer leur fusil d'épaule pour, finalement, jouer dans la cour des grands, côté musique. Avec son nom anglophone (to wriggle : se tortiller), le quintet tout vêtu de rouge, devenu trio depuis l'automne 2006, gravite avec assurance dans le secteur pourtant très casse-gueule de la chanson humoristique. Après les départs de Franck Zerbib et Antoine Réjasse, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon et Frédéric Volovitch poursuivent ensemble l'aventure.
La recette de leur succès tient au fait que ces descendants des Frères Jacques ont su, par le ton employé et les thèmes abordés, s'attirer la sympathie d'un public plus habitué aux concerts rock ou reggae. Les Wriggles, malgré un look rétro étudié et des faux airs ahuris, sont bien de leur époque. Musiciens autant que comédiens, ils ont mis au point une formule qui renouvelle le genre, basée sur une combinaison de textes désopilants, poétiques, provocateurs ou tendres, le plus souvent réalistes.
Il y a derrière tout ça de multiples talents : un travail d'écriture, des refrains bien choisis, des airs entraînants et un sens du spectacle qui passe par des sketches et des chorégraphies réglées au millimètre. Les Wriggles se présentent avec quelques guitares sèches en guise d'orchestre. Les Wriggles sont à la croisée de plusieurs publics, celui du rock indé alternatif mais aussi du théâtre, de la chanson et des accros à la bande dessinée satirique.
Leurs textes sont drôles, tristes, mélancoliques, dérisoires, engagés, joyeux, absurdes et parfois tout cela en même temps, quand les trois larrons dénoncent la beaufitude virile sous tous ses aspects. Leur dernier album s'appelle « Tant pis tant mieux » ! Et si vous avez loupé le train Wriggles, une compilation de 22 titres vient de sortir chez Atmosphériques.