Jean, chemise, les cheveux coupés très courts, Michaël Repesse et Quentin Lefeuvre sont à la barre comme on va au bistrot du coin : par habitude. « On les connaît bien dans ce tribunal » résume la substitut du procureur. En effet, âgés de 20 ans à peine ces deux-là ont déjà un palmarès bien fourni : vol, vol avec violence, vol avec destruction, vol en réunion, contrefaçon, recel, conduite sans permis etc. Depuis 2003, l'année de leurs premiers exploits, ils n'ont jamais fait de pause. Ils comparaissent alors qu'ils sont déjà en prison pour leurs précédents délits. Cette fois on leur reproche d'avoir volé le matériel électroménager hi-fi et vidéo contenu dans un mobil-home, au camping de Saint-Samson-sur-Rance, avant d'y mettre le feu la nuit du 14 au 15 novembre dernier.
Persuadé d'avoir égaré son portable dans le mobil-home, Mickaël Repesse a préféré effacer toute trace par l'incendie. Pas de chance, son téléphone sera retrouvé dans le camping. « Avait-il seulement conscience que brûler un mobil-home, qui avait coûté dans les 60 000 €, ne faisait qu'aggraver son cas · » s'interroge son avocate. On n'en saura pas plus, Mickaël Repesse ne fournira aucune explication. Il ne cherche pas non plus à nier les faits. Impassible, il parait comme étranger au théâtre de la loi qu'est le tribunal. Son acolyte Quentin Lefeuvre paraît plus tendre. « C'est peut-être un manque de maturité », avance-t-il comme début d'explication. Les deux jeunes hommes ont un parcours similaire : ayant quitté l'école dès la 5e ils n'ont aucun diplôme et semblent n'avoir jamais vraiment travaillé. « Comment faire pour qu'ils intègrent enfin ce qui est interdit · Pour qu'ils comprennent que la société n'est pas un libre-service · », s'interroge la substitut du procureur.
« Mickaël Repesse n'a jamais tiré de véritable profit de ses vols, rappelle son avocate, qui le défend pour la énième fois. Il ne revend pas les objets. » Il a en effet jeté four et appareils, dont les prises électriques ne correspondaient pas, dans la Rance rappelle la présidente du tribunal. « Jusqu'à ses 18 ans Mickaël s'est tenu à carreau sous l'autorité de son père. Lorsque celui-ci a été incarcéré, il s'est mis à faire n'importe quoi. Ce jeune homme a fêté ses 20 ans en prison. Ça l'a fait réfléchir. Il vient de passer son brevet des collèges et s'inscrira en CAP en septembre. »
« Ayant coupé les ponts avec ses parents, Quentin était sans toit, sans diplôme et sans emploi lorsqu'il a commis ces faits, souligne son avocat. Aujourd'hui il a des projets d'avenir, il vient de déposer sa marque de restauration rapide à l'INPI. C'est un ex-SDF devenu lucide que vous jugez. Il faut tenir compte de sa volonté de réinsertion. »
Les deux jeunes ont été condamnés à 6 mois de prison. Par le jeu de la confusion des peines, ils prennent donc 3 mois en plus des peines qu'ils purgent actuellement. Mickaël est donc libérable en mars 2008 et Quentin Lefeuvre en décembre 2007. Ils devront également verser 24 710 € au propriétaire du mobil-home.
Fabienne RICHARD.

décor chaleureux avec ces vieilles pierres , poutres apparentes , et sa grande...

Très bonne cuisine, acceuil sympa , tout cela dans un cadre agréable. Nous y retournons...

les parisiens n'aiment pas attendre mais nous on est rèsté,l'accueil est au top et le petit+ en...

Si Sii je vous assure, c'est trop trop bon, tout le monde est trop trop sympa!!! en plus les...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
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