Football : Felipe Saad : « La Coupe nous donne de la confiance »
Même si Felipe Saad n'est pas satisfait par les derniers résultats d'En Avant, le Brésilien reste persuadé que l'équipe est en progrès et que les résultats vont suivre. : Jérôme Fouquet
Coupe de France (8es de finale). Boulogne (L1) - Guingamp (L2), mardi (18 h 15). La déception du nul concédé face à Tours à peine digérée, les Guingampais doivent déjà se tourner vers leur déplacement dans le Pas-de-Calais.
Felipe, on vous imagine déçu après ce nul concédé face à Tours.
Oui, on est même très déçu. On a eu un bon contenu de match, on a eu de la volonté, on a fait un bon premier quart d'heure à chaque mi-temps. On savait que Tours marquait beaucoup en début de période. On ne peut pas dire que leurs égalisations soient déméritées, mais on espérait enfin gagner, ce soir (vendredi).
Mais à l'arrivée, c'est un nouveau match nul...
Oui, mais c'était un match nul très différent de celui de Vannes. Là-bas, on est allé arracher un point dans les dernières minutes, alors que cette fois-ci on a mené au score deux fois et on se fait rejoindre. Quand on est dans une situation comme la nôtre, on ne doit pas encaisser ces buts-là. Ce qui était bien sur cette rencontre, c'est que c'était un match franc. Tours a eu des occasions, on en a eu aussi. Ils auraient pu gagner 4-2 comme on aurait pu gagner 5-3.
Dans le jeu, on a senti de nets progrès.
Nous, on le sent depuis le match contre Bonchamp. Depuis la reprise, on produit plus de jeu, on est plus solide défensivement, même si on a encaissé quatre buts sur les deux derniers matches. Après, comme le dit le coach, c'est le tableau d'affichage qui compte. Ce soir, on regarde le classement et on est toujours relégable. On ne peut pas être content de la qualité de jeu ou du contenu, dans ces conditions.
C'est tout de même un motif d'espoir, non ?
De toute façon, on sait qu'on a la qualité. Il ne faut pas lâcher. On sait que si on garde cet état d'esprit, des bonnes choses vont arriver à ce groupe.
D'autant que, malgré la situation, il y avait encore plus de 10 000 spectateurs au Roudourou, vendredi soir...
C'est vrai que, même avec ce résultat nul, on a senti les supporters derrière nous, quand il y avait un coup de pied arrêté, quand on était à l'attaque... C'est important pour nous. Ils savent qu'on essaie de rebondir et qu'on a besoin d'eux. Bien sûr, ils sont déçus, comme nous, mais j'espère et je pense qu'ils seront derrière nous jusqu'à la fin du championnat.
En revanche, votre calendrier est infernal, avec un déplacement à Caen et la réception de Brest.
Moi, je ne regarde pas les matches d'après. Si vous me demandez contre qui on va jouer en mars ou en avril, franchement je ne sais pas. Et je ne regarde même pas. Il ne faut pas penser à ces deux rencontres. Notamment Brest. On ne peut pas penser à ce match avant d'avoir joué à Boulogne et à Caen. On doit se concentrer sur chaque match qui vient. C'est comme ça qu'on a remporté la Coupe, l'année dernière, et qu'on a obtenu le maintien.
N'avez-vous pas peur que le fait d'être toujours en lice en Coupe vous handicape par rapport à vos concurrents au maintien en L2 ?
Je ne pense pas. La Coupe de France, ou même la Coupe de la Ligue, quand on a gagné contre Paris, ça nous a donné de la confiance pour le championnat. En plus, on défend notre titre. C'est un peu une question d'orgueil pour nous. Pour tous les joueurs qui ont vécu le Stade de France, l'espoir d'y retourner, de gagner une deuxième fois, c'est encourageant. Par contre, il ne faut pas oublier que le championnat reste l'objectif principal.
Recueilli par
Paul BECDELIEVRE.
Ouest-France
Soyez le premier à donner votre avis