Football : Les Guingampais peuvent enfin jouer sans pression
Pour résister à l'armada stéphanoise, l'expérience de Wilson Oruma pourrait s'avérer précieuse. Dans sa carrière, le nouveau milieu de terrain d'En Avant a souvent été en réussite face aux Verts. : Marc Ollivier
Coupe de la Ligue (16es de finale). Guingamp (L2) - Saint-Etienne (L1),ce soir (21 h). Une occasion pour oublier les déboires en championnat.
++ Forum : que représentent encore les Verts ?
PARFUM DE LIGUE 1. Mine de rien, ça faisait un bail qu'une équipe de Ligue 1 n'était plus venue fouler la pelouse du Roudourou en match officiel. Depuis leur descente au purgatoire du foot pro, au printemps 2004, les Guingampais n'ont pas souvent croisé la route des équipes de l'élite. En fait, il y a eu précisément quatre rencontres face aux écuries de Ligue 1. Istres et Monaco en Coupe de la Ligue lors de la saison 2004-2005. Le Mans en Coupe de la Ligue en janvier 2006. Et Nantes, en Coupe de France, en janvier 2007. Pour être encore plus précis, le dernier match au Roudourou est celui contre Le Mans. C'était le 17 janvier 2006. Les Manceaux, promus cette saison-là, s'étaient imposés aux tirs au but en quarts de finale. En face, il y avait quelques petites vedettes d'aujourd'hui, tels Pelé, Basa ou De Melo. Hasard des parcours, Hautcoeur et Matsui, aujourd'hui dans le groupe stéphanois, étaient Manceaux à cette époque-là. Sevré de première division depuis près de trois ans, le public guingampais peut donc légitimement espérer s'enivrer du doux parfum de la L1.
INTERETS - DANGER. Au point mort - ou presque - en championnat, cette rencontre de Coupe de la Ligue peut être une belle aubaine. Pour se vider la tête, rien de tel en effet que de changer de compétition. En plus, format Coupe oblige, cette rencontre à élimination directe impose aux Guingampais de ne pas chercher à calculer. Chouette, le frein à mains sera inutile sur le terrain ! Pour couronner le tout, et ça tout le monde l'a bien compris, Guingamp ne sera pas le favori. En position d'outsiders, les Costarmoricains n'auront aucune pression de résultat. Ça aussi, ça change du championnat. Mais toute médaille a un revers, et cette rencontre présente aussi un danger. Celui d'une grosse déculottée, comme peut le laisser supposer le fossé entre les deux équipes. Pour mémoire, même s'ils n'ont pas réussi un grand début de saison, les Stéphanois sortent d'une victoire contre le Paris Saint-Germain, trois jours après un succès en Coupe de l'UEFA. Comparé au parcours guingampais, c'est un autre monde... Pour la suite de la saison, les conséquences d'une lourde défaite seraient difficiles à mesurer, mais elles seraient sans doute néfastes pour la confiance.
EQUIPES REMANIEES. Ils ne partagent pas les mêmes objectifs, ni en championnat ni en Coupe de la Ligue, mais Guingamg et Saint-Etienne se rejoignent sur un point : composer une équipe compétitive. A Guingamp, plusieurs changements sont à attendre. Le poste de gardien, confié à Trévisan depuis le déplacement à Bastia, devrait revenir à Gauclin. Dans l'entrejeu, l'absence de Colleau, suspendu, va très certainement profiter à Sène. A droite, il est acquis qu'Ogunbiyi débutera la rencontre. Pour le reste, la défense ne changera sans doute pas, Deroff restant à gauche et Bodin à droite, Koné et Bassila constituant la charnière. Au poste d'attaquant et à celui du « neuf et demi », quatre hommes sont en balance. On peut peut-être miser une pièce sur le ticket Oruma - Gilson. Côté stéphanois, le onze de départ devrait être très différent de celui contre Paris dimanche dernier. En fait, dans le Forez, on prête à Roussey la volonté de n'en garder qu'un ou deux au coup d'envoi : Monsoreau et Perrin. Mais, là-bas, les remplaçants sont de beaux clients. A l'image de Matsui, Payet ou Gomis... « L'objectif de la saison est de ramener un trophée, précise l'entraîneur des Verts. Ce match est très important ». En décodé, il ne faut peut-être pas s'attendre à une équipe stéphanoise démobilisée.
Renaud PELARD.
Ouest-France
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